Les paroles de "Un dernier blues pour toi"
Tu viens d'éteindre ta lumière
Comme ça sans prévenir
C'est pas une chose à me faire
Ils avaient raison, rester c'est pire
J'ai pris ma guitare avec moi
Tu l'aurais voulu il me semble
Même si entre nous il y a ce froid
Qui nous empêche de jouer ensemble
Mais je te promets, petite soeur
Même si je devais me brûler les doigts
J'aurais toujours la force de refaire
Un dernier blues, pour toi
Le paradis la lumière
Tu priais déjà pour ça
Pour toi il n'y a plus de mystère no
Alors fais-moi signe et dis-moi
Où aller te chercher
Pour qu'il y ait encore une fois
I've got the blues this morning
J'ai besoin de ta voix
Mais je te promets petite soeur
Même si je devais me brûler les doigts
J'aurais toujours la force de refaire
Un dernier blues pour toi
Ce qu'ils ont dit...
Thierry Meissirel : La chanson "Dernier blues pour toi" évoque Carole Fredericks. C'est une commande que vous avez passée à Jacques Veneruso ?
Michaël Jones : Cette chanson a été écrite à l'occasion du deuxième anniversaire de la mort de Carole. On avait fait une soirée hommage à Paris, Jacques a chanté cette chanson, et je l'ai kidnappée immédiatement. Jacques et moi avions les mêmes rapports d'amitié et de fraternité avec Carole, la chanson me correspond donc exactement.
Michael Jones : "Toute la musique que j'aime"
Le Progrès, 20 janvier 2005
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Michaël Jones : C'est un hommage de Jacques Veneruso que nous voulions rendre à Carole Fredericks. Cette chanson parle de son départ et du vide qu'elle nous laisse. J'ai enregistré les maquettes à la maison et les guitares sont celles qui figurent sur le disque. J'ai juste rajouté l'orgue, la batterie et la basse que j'ai joués moi-même en studio. Je suis très satisfait du résultat où la chorale Equinoxe donne l'ampleur que je voulais à ce titre.
Du blues pour nous
Tout chanson, janvier 2005
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Michaël Jones : Jacques a signé paroles et musiques d’"Un dernier blues pour toi" qu’il a écrit en hommage à Carole qu’il connaissait bien et avec laquelle il avait beaucoup travaillé. En fait, cette chanson a été écrite suite à des séances de travail pour Lââm avec Jacques et Jean-Jacques. Quand j’ai entendu l’hommage que voulait faire Lââm à Carole, je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas en faire un dans mon propre album. Et le jour du deuxième anniversaire de la mort de Carole, on a fait une soirée au Réservoir et c’est là que Jacques m’a fait écouter cette chanson. Ensuite, après l’avoir enregistrée, je me suis dit qu’il fallait qu’elle ouvre l’album, par rapport à Carole et aussi parce qu’elle donne bien la couleur de l’album.
Goldman, le frère que j'ai choisi
Platine n° 119, mars 2005
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Françoise Rauzier : Pour "Un dernier blues pour toi", crois tu généralement qu'il y a quelque chose après la mort, que ceux qu'on a aimés restent vivants au travers de nous, qu'il reste un peu de leur âme sur Terre ?
Michael Jones : Je préfère ne pas me poser la question... Je pense que les gens qui sont partis restent vivants dans nos esprits, avant tout, c'est-à-dire qu'ils restent vivants grâce à nous, grâce aux souvenirs, grâce aux bons moments qu'on a passés ensemble : c'est cela qui fait qu'ils restent vivants. Quelqu'un qui "reste vivant" ou quelqu'un qui est encore là après la mort, c'est quelqu'un qui a fait ce qu'il fallait, quand il était vivant, pour qu'on garde le souvenir qui fait que, pour nous, il est encore là.
Rencontre avec Michael Jones
Exclusivité "Michael Jones on the web", 19 mai 2005
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Françoise Rauzier : Est-ce qu’il n’y a pas un double emploi entre "Un dernier blues pour toi", en hommage à Carole sur ton album et "Ce qui nous manque de toi", interprété par toi-même, Jean-Jacques, Lââm, et Veneruso ?
Michael Jones : C’est une chanson de Lââm. C’est un autre hommage à Carole que Lââm a voulu faire. Mais moi je ne pouvais pas faire un album sans parler de ça. Je ne pouvais pas, voilà. Il était important pour moi, sur mon album, qu’il y ait un hommage à Carole, que je dise quelque chose. Pour moi, l’autre chanson, c’est une chanson de Lââm qui est sur l’album de Lââm. J’ai participé parce que Lââm est une amie et qu’elle m’a demandé de le faire. Ça ne va pas plus loin. Lââm avait envie de parler de Carole : c’est son droit, c’était son amie. Voilà ! Et moi, de mon côté, j’avais envie de parler de Carole aussi, c’est tout.
Rencontre avec Michael Jones
Exclusivité "Michael Jones on the web", 19 mai 2005 |
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