Les paroles de "Le frère que j'ai choisi"
Tu peux me frapper
Je sais que ce sera pour m’aider
Me déshabiller
Quand j’ai trop bu et puis me coucher
Tu peux m’engueuler
Y’a bien que toi sans que je me vexe
Même te moquer
De mon accent plus que circonflexe
T’as tous les droits, fais comme chez toi
T’es mon vrai poteau mon alter ego
Mon utopie, t’es mon pays
Ce qui m’est arrivé de plus beau
T‘es mon ami
Le frère que j’ai choisi
Tu peux m’appeler
La nuit le jour et le reste aussi
Tu peux te casser
Au bout du monde et moi je te suis
Oh me raconter
N’importe quoi, moi je te crois
Ou ne pas parler
Je comprends ce que tu ne dis pas
Le monde est dur oh si dur
Et tu passes par là
Entre ses murs, cœur pur
Tout change avec toi
Quand la vie me trahit ici
Toi tu restes droit
Comme un repère une lumière
Si je pouvais te rendre un jour
Un peu de ce que je te dois
Ce qu'ils ont dit...
Michael Jones : Elle a été écrite pour moi par Jean-Jacques Goldman et enregistrée à la guitare acoustique. J'ai effectué toutes les guitares électriques et la basse. Ce sera le premier single et c'est un magnifique cadeau que Jean-Jacques m'a offert pendant sa dernière tournée. Ce texte raconte notre histoire. Je reste toujours étonné de voir à quel point Jean-Jacques demeure capable de se mettre à la place des autres. Il me connaît si bien. Je reste très admiratif de la qualité de ce texte. Pour moi, cette chanson se révèle la continuité de la chanson de Jean-Jacques, "Famille".
Du blues pour nous
Tout chanson, janvier 2005
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Jean-Pierre Pasqualini : Il paraît que vous avez refusé de le faire en duo avec Jean-Jacques Goldman ?
Michaël Jones : Déjà, avant que je ne donne mon avis, je savais que Jean-Jacques ne voulait pas, même si le texte s’y prêtait. On aurait pu faire un deuxième "Je te donne", cependant, pour les médias, cela aurait été le nouveau titre de Goldman. Et Jean-Jacques ne voulait pas prendre ce risque.
Jean-Pierre Pasqualini : Pour ne pas nuire à votre carrière ou ne pas gêner la sienne ?
Michaël Jones : Pour ne pas gêner la sienne : Jean-Jacques ne veut plus faire de disques... pour l’instant. Il a décidé de mettre sa carrière solo en stand-by et ne n’écrire plus que pour les autres. Il n’avait donc pas envie de faire de la promo.
Jean-Pierre Pasqualini : Ce n’est pas parce qu’il avait peur de vous faire de l’ombre, comme à l’époque du trio 1990 à 1995 ?
Michaël Jones : Il y a ça aussi... C’est vrai qu’à l’époque du trio, quand il y avait une interview, les journalistes ne posaient que des questions à Jean-Jacques. Carole et moi, on s’endormait.
Goldman, le frère que j'ai choisi
Platine n° 119, mars 2005
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Françoise Rauzier : Pour "Le frère que j'ai choisi", on sait que c'est Jean-Jacques qui a écrit la chanson. En fait, on peut avoir la sensation qu'il a écrit cette chanson pour que tu parles de lui. Ne peut-on pas parler de double personnalité... ?
Michael Jones : [étonné] Non.
Françoise Rauzier : ...de schizophrénie ?
Michael Jones : Non !!! Jean-Jacques, quand il écrit une chanson pour quelqu'un, arrive à se mettre à la place de la personne. C'est ce qui fait qu'il est si fort. Quand il écrit une chanson pour Céline Dion ou qu'il écrit une chanson pour Lââm, pour Maurane ou pour n'importe qui, il arrive à se mettre à leur place. Je crois que là où ça s'est vu le plus, c'est pour Patricia Kaas. Pour Hallyday, quand il a écrit "Laura", on a l'impression que c'est Hallyday qui a écrit la chanson. Et c'est ça qui est fort chez Jean-Jacques, c'est qu'il arrive à se mettre à la place de la personne, à cerner la personne. Pour moi, c'était plus facile : ça fait 30 ans qu'il me cerne, donc c'était beaucoup plus facile...
Fleur Delorme : Oui mais j'ai l'impression qu'il écrit une chanson pour toi pour que tu parles de lui...
Michael Jones : Mais ça pourrait être l'inverse...
Fleur Delorme : Oui mais justement, ça pourrait être l'inverse mais...
Michael Jones : Ç'aurait pu être un duo, voilà... Parce qu'il y a une espèce de... Je trouve pas les mots... C'est pas net... Ç'aurait pu être l'un comme l'autre...
Françoise Rauzier : Ambigu ?
Michael Jones : Ambigu, voilà ! Il y a une ambiguïté dans cette chanson. Mais il a tout cerné, exactement comme si c'était moi qui avais écrit le texte. C'est la puissance de Jean-Jacques : il arrive à se mettre à la place de l'autre et à écrire à sa place. C'est pour ça qu'il est si fort...
Françoise Rauzier : Quand t'a-t-il proposé ce titre ?
Michael Jones : Quand je lui ai demandé... Voilà une réponse rapide ! [rires]
Fleur Delorme : Combien de temps a-t-il mis pour l'écrire ?
Michael Jones : 15 jours.
Rencontre avec Michael Jones
Exclusivité "Michael Jones on the web", 19 mai 2005 |
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