Les paroles de "des nuits trop longues "
Côté cœur j’ai le chagrin
D’un épouvantail
Du gosse qui revient
D’un champ d’bataille
Les nuits trop longues, j’m’amuse à compter
Le peu que la vie nous donne, le peu que l’on est
Noyé d’alcool et de désir
Je ne dois rien à personne
Je fais des sourires
Aux cabines de téléphone
Les nuits trop longues, je pourrais m’envoler
Rien ici qui me raisonne, plus rien qui m’effraie
Bientôt deux mois qu’elle est partie
Deux mois… deux mille ans…
Je vais de mélancolie
En renoncement
Les nuits trop longues, faudrait libérer
Tous les cris qu’on emprisonne au fil des années
Il est temps que j’aille me coucher
Temps que j’mette mon âme au chaud
L’aube va se pointer
Moi je tire le rideau
Les nuits trop longues, je les passe à rêver
Qu’un beau jour je lui pardonne le mal qu’elle m’a fait
Qu’un beau jour je lui pardonne le mal qu’elle m’a fait
Ce qu'ils ont dit...
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Michael Jones : Premier duo. J'avais déjà l'habitude de la jouer et de la chanter en anglais avec mon ami Francis Cabrel qui voulait la
reprendre avec moi sur mon disque. Je lui ai dit que j'étais d'accord mais qu'il devait m'écrire un texte en français. Il a essayé et comme
il n'y arrivait pas, il m'a donc rétorqué : "Si tu trouves un bon texte en français, je le chante avec toi". J'en ai parlé à Frédéric qui
l'a écrit et Francis a adoré. Du coup, nous avons enregistré les voix de ce duo chez lui pendant qu'il enregistrait son propre opus. J'avais
déjà gravé ma voix à Toulouse et Francis a juste chanté ses parties à lui dans son studio personnel chez lui. Nous avons ensuite ôté une
partie de ma voix pour poser la sienne afin de créer ce duo.
Du blues pour nous
Tout chanson, janvier 2005
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Jean-Pierre Pasqualini : Ne l’avez-vous pas fait en version originale, en anglais dans "Autour du blues" ?
Michaël Jones : Si, si... L’histoire est drôle, car Francis m’avait dit qu’il aimerait bien la chanter avec moi celle-là. Je lui ai répondu
: "Ok, alors fais-moi un texte en français...". Un mois après, il m’a rappelé en me disant qu’il ne trouvait pas. Il faut dire que Francis
veut toujours rester fidèle à l’idée et au texte d’origine. Là ce n’était pas possible car le texte d’"Hesitation Blues", c’est n’importe
quoi... J’ai donc demandé à Fred Kocourek qui a fait cette adaptation. Je l’ai proposée à Francis qui m’a dit : "Génial, on la fait !". Et
quand je suis allé chez lui, Francis m’a proposé une autre adaptation, celle de "Marcher dans Memphis", que lui-même ne pouvait pas, d’après
lui, mettre sur son album.
Jean-Pierre Pasqualini : Comment êtes-vous devenu proche de Cabrel ?
Michaël Jones : On a sympathisé sur les plateaux de télé à l’époque de "Je te donne" vers 1985, car on était dans la même maison de disques.
Ensuite, au moment de la Tournée des Campagnes avec Jean-Jacques, on a chanté à Astaffort, à l’occasion de la deuxième session, je crois,
des Rencontres d’Astaffort. Francis nous a fait visiter l’école, présenté les stagiaires, et j’ai trouvé ça très bien. Après le concert,
nous sommes allés dîner avec Francis. Comme il savait que j’animais déjà des master-classes, il m’a demandé si ça m’intéressait de venir
animer des stages là. J’ai répondu oui. Depuis, j’y vais une fois par an.
Goldman, le frère que j'ai choisi
Platine n° 119, mars 2005
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Michael Jones : C’était à l’époque de l’enregistrement du premier album “Autour du blues”, j’avais fait une chanson qui s’appelle
“Hesitation blues” et Francis vient me voir et me dit qu’il aimerait bien la chanter avec moi, je lui dis : “Pas de problème, fais-moi un
texte”. Donc, Francis, au bout de, je ne me rappelle plus, quinze jours ou un mois, me rappelle et me dit qu’il n’y arrive pas. En fait,
Francis essaye, en général, quand il fait une adaptation de respecter le texte d’origine et il faut quand même dire que le texte d’origine
est à chier. Il faut le dire poliment. Donc j’ai demandé à Frédéric Kocourek, qui lui se base uniquement sur le son et pas le texte
d’origine, d’essayer de me faire un texte français cohérent en se basant sur le son et c’est devenu “Des nuits trop longues” qui sonne un
petit peu dans le même esprit que la version originale mais qui a un texte cohérent. Francis a regardé le texte et a dit : “On la fait sans
problème”. Je suis allé enregistrer chez lui le même jour, d’ailleurs, où j’ai enregistré “La demoiselle” avec Sandrine Régot.
Rencontre avec Michael Jones
Exclusivité "Michael Jones on the web", 19 mai 2005 |
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